au lecteur

J’explique comment est né ce site, quelles ont été mes motivations, comment je m’y suis pris et ce que j’espère pour l’avenir.

L’histoire du site

J’ai commencé à écrire en ligne il y a environ trois ans. Un peu sur des réseaux sociaux, un peu sur des plateformes spécialisées telles que Blogger, Medium ou Substack. J'ai rapidement fait face à plusieurs problèmes bien connus de la plupart des créateurs de contenu numérique.

Comment construire une intimité avec le lecteur ?
Comment échapper à la pression des algorithmes ?
Comment s’émanciper de leurs restrictions d’usages et de format ?
Comment rester propriétaire de son travail et le monétiser librement ?

Ce n’était pas une contestation. Simplement, je n’étais pas au bon endroit. Toutes ces plateformes ne sont pas construites pour les créateurs mais pour la publicité — modèle de rentabilité éprouvé, et elles remplissent très bien leur fonction.

J’ai commencé à m’intéresser à la blockchain et au mouvement open source sans comprendre ce que c’était. Je ne suis pas développeur, mais les termes m’attiraient. Je voulais m'exprimer, être indépendant et lisible en ligne, et je pressentais que c’était là ma seule chance d'y parvenir.

Comme je n’avais ni les moyens ni l’envie de payer quelqu’un à chaque bug, à chaque étape de construction de mon site, je me suis formé, en lisant et en discutant sur des forums. À Linux, au HTML, au CSS. Il y a eu quelques moments assez sombres au cours desquels j’ai cru ne jamais parvenir à mes fins. D’autres plus légers qui me faisaient sentir que j’avais pris le bon chemin. En tout, beaucoup de travail et de patience.

J’ai écarté la technologie blockchain, car, si elle se présente définitivement comme la grande solution d’avenir au monopole démesuré des plateformes les plus puissantes de notre temps, elle reste encore trop peu développée et trop peu accessible pour se révéler exploitable à l’échelle individuelle qui est la mienne.

Ce site est donc classiquement hébergé sur un serveur dont je suis l’unique administrateur. Il est propulsé par un moteur de blog open source que j’ai pu répliquer et paramétrer pour mon besoin, avant de lui ajouter une couche de mise en forme pour qu’il ressemble à ce que vous avez sous les yeux.

Il n’y plus d’intermédiaire entre vous et moi ; et je suis propriétaire de mon travail. J’apprécie la liberté gagnée, mais je recherche plutôt ce qui va de pair avec cette liberté, et qui m’importe plus : la responsabilité de ce que j’écris.

Je travaille toujours pour gagner ma vie — comme professeur de maths et de physique ces derniers temps, ce qui occupe la plus claire partie de mes journées. Mais le gros de mes efforts techniques semble se situer derrière moi ; je tâcherai d’utiliser, à nouveau, le temps qu’il me reste à faire ce que j’aime le mieux : lire, et écrire.

Ma vision

Je ne suis pas tellement convaincu des pouvoirs d’Internet en matière de transmission littéraire, mais ai–je le choix ? En fait, mon scepticisme face à la méthode éditoriale actuelle est une motivation pour écrire en ligne. Mon goût pour l’expérimentation digitale en est une autre.

L’idéal littéraire que je poursuis s’apparente à un genre d’ouvrage total, d’hybride apte à déplier l’éventail du langage, allant du cri primal jusqu’au discours articulé le plus construit : poésie, fiction, théorie… Tout devrait y passer. La forme romanesque, isomorphe à la vie, paraît seule en mesure d’y converger par un assemblage subtil des multiples modes d’expression de la pensée humaine.

Un tel idéal ne pourra pas être poursuivi ici. Ce carnet web a été conçu comme un laboratoire. Des fragments écrits y seront ventilés en catégories distinctes et étiquettes diverses afin de permettre au lecteur de s’orienter selon son goût.

Je vous abandonne donc à vos clics, vers de courtes lectures que j’espère aussi belles et troublantes que fluides et toniques.

signature de Bastien Rivath

Comment j’écris mes textes :

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